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        L’association CLCV des Hautes Pyrénées, Défense des Consommateurs, des Locataires, des Copropriétaires et des Usagers de services publics, s’inscrit dans le réseau national de CLCV, tout en tenant compte des spécificités locales et des compétences de ses membres bénévoles et de leurs centres d’intérêt.
 

 
   
    L’action de CLCV des Hautes Pyrénées s'étend sur tout le département touchant aux zones limitrophes grâce aux 6 permanences ouvertes : Tarbes, Lourdes, Bagnères de Bigorre, Lannemezan, Maubourguet, Pierrefitte-Nestalas. 


    Active dans les domaines de l'habitat tant public que privé et de la consommation, la CLCV 65 exerce aussi une fonction d’alerte en matière d’urbanisme et d’environnement.

      CLCV 65: Tél.: 05 62 36 41 76; courriel: hautes-pyrenees@clcv.org;

PLAN: cliquez ici

Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 11:11

L’accord intervenu la semaine dernière entre l’assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux sera certainement profitable pour le porte-monnaie des généralistes, peut-être même pour les finances de la Sécurité sociale, mais pour les usagers de la santé, que représente la CLCV, rien n’est moins sûr ! Une fois encore, ils n’ont à aucun moment été partie prenante d’une négociation dont ils sont pourtant l’enjeu principal.

 

Cesser de ne payer les praticiens qu’à l’acte et les récompenser pour leurs efforts en matière de prévention (dépistage de cancers, vaccination contre la grippe…), rôle qu’il devrait déjà accomplir par simple déontologie, nous semble bien étrange. A notre avis, il s’agit là du travail normal d’un médecin généraliste. Prescrire systématiquement des génériques devrait également être entré dans les habitudes des médecins depuis longtemps, de même que de ne pas ordonner inutilement des examens.

 

Pour la CLCV, la bonne tenue du dossier médical personnalisé vaut peut-être cette prime, puisqu’il devrait profiter pleinement à l’usager.

Les derniers volontaires pour le secteur 1 risquent, eux, de passer dans le futur secteur optionnel à honoraires plus ou moins libres, encore en attente de validation par les médecins. Et ce, avec la bénédiction de la Sécurité sociale, une augmentation des cotisations des mutuelles santé et toujours un transfert de dépense vers l’usager !

 

Nous regrettons que l’accord passé la semaine dernière ne mentionne aucunement le besoin d’une autre relation entre l’usager et son médecin : consultation plus longue, prise en compte de l’environnement de chacun, écoute et partage, etc. Toutes améliorations qui bénéficieraient réellement à des usagers considérés enfin comme adultes, capables, et associés à la prise en charge de leur santé.

 

C’est en travaillant à de nouveaux rapports malade-praticien que l’on avancera réellement dans la voie d’une efficience du système de santé, profitable à tous. Et pour ça, il est grand temps de faire entrer les associations d’usagers dans le jeu.

 

 


Par CLCV 65
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 17:08

La ministre de l’Economie a déclaré que le gouvernement pourrait imposer aux pétroliers de réduire le prix des carburants à la pompe. Si ceux-ci avaient pris l’engagement de répercuter toute baisse des prix du pétrole à la pompe, on semble aujourd’hui bien loin du compte.

En effet, les prix du pétrole brut ont baissé de près de 15 % en un mois, sans effets réels sur les prix à la pompe, qui ont atteint, voire dépassé les pics atteints à l’été 2008 alors que le brut s’affichait à 145 dollars le baril (soit près de 50 % plus cher qu’aujourd’hui). Cette situation impose davantage de transparence et de contrôle sur la formation des prix des carburants et la réalité des marges réalisées au niveau de la production, du raffinage et de la distribution.

Par ailleurs, la CLCV rappelle que le carburant est une dépense contrainte pour une majorité de consommateurs obligés d’utiliser leur véhicule pour aller travailler. Les prix actuels pèsent d’autant plus lourdement sur le pouvoir d’achat que l’ensemble des prix des dépenses contraintes explose (logement, gaz, fioul, électricité, assurances, etc). Le débat sur la répercussion des baisses de prix du pétrole à la pompe par les professionnels ne doit pas faire oublier que 65 % du prix des carburants est constitué de taxes. C’est la raison pour laquelle la CLCV demande aux pouvoirs publics de plafonner les prix des carburants en modulant le poids de ces taxes, à l’image de ce qu’ont fait plusieurs de nos voisins européens.

La récente déclaration du PDG de Total annonçant que l’on devait se préparer à un litre d’essence à 2€ impose que cette question soit abordée sans tabou. Une telle situation exige que l’on se prépare à prévenir l’exclusion énergétique d’une partie croissante de la population en plafonnant le prix des carburants, en affectant les recettes fiscales de la TIPP et de la TVA carburant au développement des transports collectifs, en aidant certains ménages à changer de véhicule, etc.
Si la situation des finances publiques interdit toute demande démagogique, la fiscalité doit s’adapter aux évolutions de l’économie et aux contraintes sociales en découlant. La récente mesure fiscale visant à élargir la déductibilité fiscale des dépenses en carburant est ici bien loin de répondre à ces exigences.

La CLCV demande :

- Une plus grande transparence sur la formation des prix et une vigilance des pouvoirs publics sur les marges réalisées par les intermédiaires.

- La création d’un dispositif de modulation des taxes (TIPP et TVA) représentant 65 % du prix des carburants pour plafonner la hausse des carburants à la pompe.

- L’affectation des ressources des taxes provenant de la consommation des carburants au développement de transports collectifs publics et à la recherche.

Contact : Thierry SANIEZ : 06 82 18 86 64

Par CLCV 65
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 09:24

Notre enquête annuelle concernant les hausses de loyer dans les HLM démontre que près de 12% des organismes HLM n’ont pas respecté la loi de finances pour 2011.

 

Suite à notre enquête réalisée en 2010 et à notre demande de gel des loyers, le Ministre du logement a fait plafonner, dans la loi de finances, les hausses de loyer dans le secteur social à la variation de l'Indice de référence des loyers (IRL). Pour 2011, la révision qui en résulte est de 1, 10%, maximum.

 

Or, nous avons relevé que :

 

- 4% des organismes appliquent des hausses de loyers supérieures à 1,10%, contrairement à ce qu’impose la loi de finances pour 2011 ;

- 8% des organismes, au moins, n’appliquent pas une hausse identique à chaque logement (en niveau), mais modulent les hausses de loyers selon les logements (en masse) en dépassant 1,10% d’augmentation, contrairement à ce qu’impose la loi de finances pour 2011 ;

- 12% des organismes ne respectent donc pas la loi de finances pour 2011.

 

Les obstacles rencontrés par bon nombre d’habitants pour accéder à un logement économiquement accessible s’additionnent aux difficultés pour se maintenir dans les lieux : montant du loyer, hausse du coût de l’énergie, augmentation des charges, revalorisation insuffisante des aides au logement, diminution des revenus des ménages (chômage…). Dans ce contexte, de telles augmentations ne peuvent qu’accentuer la fragilité des ménages logés dans le logement social.

 

Face aux difficultés que rencontrent les locataires du parc social, nous demandons :

 

- un gel exceptionnel des loyers en 2012 pour faire face à une situation exceptionnelle ;

- la revalorisation des aides au logement d'au moins 10% afin de rattraper leur insuffisante revalorisation de ces dernières années et pour compenser la perte de pouvoir d'achat des locataires ;

- le versement des aides au logement dès le 1er euro ;

- la revalorisation du forfait charges pour prendre en considération les hausses de charges (énergie, eau…) liées aux services essentiels ;

- des sanctions pour les organismes qui ne respectent pas la loi de finances pour 2011, en pratiquant des augmentations de loyers supérieures à 1,10%.

 

Enquête réalisée auprès de 240 organismes représentant environ 2 450 000 logements répartis dans 21 régions, soit près de la moitié du parc total de logements concernés et 33% des organismes HLM présents en France.

Soit parce qu’ils appliquent une hausse supérieure à 1,1%, soit parce qu’ils pratiquent des modulations de loyers dépassant 1,1%, soit parce qu’ils font les deux.

Par CLCV 65
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:36

Nous avons déjà eu l’occasion de vous dire que nous avions relancé avec l’UFC une action de lobby pour obtenir l’adoption d’un texte sur l’action de groupe car actuellement, la Commission européenne a lancé une consultation pour vérifier s’il existe bien de la part de la population un  réel intérêt pour que soit mis en place une action de groupe, action qui permet d’obtenir l’indemnisation d’un groupe de consommateurs victimes d’une même pratique.

A titre d’exemple, dans l’affaire du Médiator, si une telle procédure existait, au lieu d’avoir besoin d’autant de procédures qu’il y a de victimes, un seul jugement reconnaissant la responsabilité des laboratoires Servier suffirait pour que chacune d’entre elles obtienne réparation.

A ce jour, nous avons constaté avec l’UFC que peu de nos adhérents ont participé à notre action en se rendant sur notre  site commun  www.ensemblenjustice.org, ce qui est d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’un geste simple- un simple clic- et qui ne coûte rien.

Notre crédibilité, comme celle de l’UFC, est engagée dans cette affaire. Rêvons un peu. Si seulement 10% des membres de nos organisations signaient…

Il est rare que nous ayons la possibilité de nous manifester publiquement ensemble. Nous ne pouvons pas nous permettre un échec dans cette affaire sachant les répercussions qu’il aura bien au-delà de ce domaine.

Rendez-vous sur le site vous-même et incitez d’autres personnes à y aller  (elles ne risquent rien) avant le 30 avril, date limite de la consultation de la Commission Européenne.

Pour que notre action ait l’effet escompté (nous savons que pour la Commission européenne, le nombre de réponses reçues est déterminant pour proposer la mise en place de cette procédure), nous avons besoin du plus grand nombre de participants.

Par CLCV 65
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 10:45

Facturation de la quittance et de l'état des lieux, frais de relance, de renouvellement de bail ou de clôture des comptes, les administrateurs de biens ne sont jamais à court d'imagination pour imputer, en toute illégalité, des frais aux locataires.

 

Déjà, en 2006, nous avions réalisé une première enquête sur les abus des administrateurs de biens, enquête qui avait abouti à une modification de la législation alors en vigueur. Près de cinq années plus tard, nous avons voulu dresser un bilan de la situation et vérifier si les professionnels avaient bel et bien, comme annoncé à l'époque, modifié leurs pratiques. Cette étude a été élaborée à partir de témoignages précis recueillis durant nos permanences sur l'ensemble du territoire et, comme nous pouvions nous y attendre, les locataires continuent d'être ponctionnés en toute illégalité.

 

En fait, la situation est édifiante. Si nous prenons par exemple un locataire restant cinq années dans son logement avant de quitter les lieux, voici les sommes qui pourraient lui être facturées :

 

- état des lieux d'entrée et de sortie : 110€ x2 = 220€

- facturation de la quittance (2,50€ par mois) : 2,50€x12x5 = 150€

- renouvellement du bail : 95,68€

- clôture du dossier : 59,80€

- archivage du dossier : 2,39€

- frais de relance : 38€

- clause pénale : 15€

 

Soit un total de 580,87€ !

 

Or, les textes sont clairs et il ne peut nullement s'agir d'erreurs ou de maladresses : les locataires sont confrontés à des pratiques illégales effectuées en toute connaissance de cause.

 

A l'heure où certains administrateurs de biens n'hésitent pas à communiquer sur leurs bonnes pratiques afin de retrouver la confiance d'un public de plus en plus méfiant, on ne peut que remarquer à quel point une partie de la profession continue, sans rencontrer le moindre obstacle de la part de leurs organisations professionnelles ou des pouvoirs publics, à violer régulièrement la législation.

 

C'est pourquoi il est indispensable que soient prises notamment les dispositions suivantes :

 

- un affichage en agence des frais qui ne peuvent être imputés au locataire ;

- des sanctions financières et disciplinaires pour les professionnels qui facturent de tels actes.

que le locataire soit informé du montant des charges acquittées par son prédécesseur et qu’en l’absence de régularisation annuelle des charges, le bailleur ne puisse invoquer la prescription quinquennale

-  que le dépôt de garantie produise, en cas de restitution tardive, des intérêts, au bénéfice du locataire, au taux de la clause pénale insérée le cas échéant dans le bail.

 

Par CLCV 65
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